Publié le 27 Août 2025

À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, le mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique évolue. Le coefficient d’énergie primaire appliqué à l’électricité passera en effet de 2,3 à 1,9, mesure destinée à mieux refléter la réalité d’un mix énergétique français déjà largement décarboné. Ce changement corrige ainsi une pénalisation jugée excessive pour les logements chauffés à l’électricité, y compris lorsqu’ils ont fait l’objet de rénovations performantes.
Selon les estimations officielles, cette révision entraînera le reclassement automatique de près de 850 000 logements aujourd’hui classés F ou G, sans qu’aucun travail supplémentaire ne soit nécessaire. Pour de nombreux propriétaires bailleurs, cette évolution allège la pression liée aux obligations de rénovation et facilite la remise sur le marché de biens qui, jusqu’ici, étaient considérés comme des passoires énergétiques.
Les DPE déjà réalisés resteront valables 10 ans. Toutefois, les propriétaires pourront obtenir gratuitement une attestation de nouvelle étiquette via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME. Ce document, téléchargeable en ligne, pourra être utilisé lors d’une vente ou d’une location, avec la même durée de validité que le diagnostic initial. Un simulateur en ligne sera également disponible. Il permettra d'estimer rapidement l’impact du nouveau calcul sur la performance thermique d’un logement.
En ajustant ce paramètre technique, l’État envoie donc un signal fort en faveur de l’équité énergétique. Cette révision recentre en effet l’effort de rénovation sur les logements réellement énergivores. Elle favorise aussi la valorisation des biens sobres et peu émetteurs. Et s’inscrit alors pleinement dans la stratégie nationale de décarbonation du parc immobilier. En cohérence avec les objectifs climatiques à long terme.