Publié le 12 Novembre 2025

Une question écrite déposée le 9 octobre 2025 par la sénatrice Pauline Martin remet sur le devant de la scène l’absence actuelle d’obligation de mentionner la consommation réelle des logements dans le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Alors que l’arrêté du 31 mars 2021 prévoit de donner des explications personnalisées sur les écarts entre consommation estimée et consommation réelle, aucun texte ne contraint véritablement l’insertion des données réelles lorsqu’elles sont disponibles.
Pour la sénatrice, cette omission constitue un frein à la lisibilité et à la fiabilité du DPE. En l’absence de données réelles de consommation, les ménages restent en effet dépendants d’estimations conventionnelles qui peuvent s’avérer éloignées de la réalité d’usage. Le DPE perd alors de sa pertinence comme outil d’aide à la décision pour la rénovation ou la mise en location. La question posée au Ministère de la Transition écologique invite donc à envisager une modification réglementaire permettant l’intégration systématique des consommations relevées.
Intégrer les consommations réelles dans le DPE permettrait de rapprocher l’indicateur de la vie effective du logement. Et non simplement d’un scénario théorique. Cela pourrait alors renforcer l’incitation à la rénovation énergétique, justifier plus précisément les aides accordées et améliorer la valorisation des biens performants. Cette évolution renforcerait également la confiance des acquéreurs et des locataires, pour qui le DPE reste un repère central dans leur choix immobilier.
Le débat touche aussi aux objectifs nationaux de décarbonation du parc immobilier. Un DPE fiabilisé, incluant les données réelles, ouvre la voie à une meilleure traçabilité des performances et à un pilotage plus précis des politiques publiques. Alors que les échéances de rénovation se rapprochent, la question d’une réforme réglementaire s’impose comme une étape importante. Le ministère sera attentif aux travaux en cours et à l’évolution des pratiques professionnelles afin d’augmenter la pertinence du DPE.